Réduction des seins
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Conditions préalables à l'intervention
La forme et le volume des seins varient considérablement au cours de la vie. Les raisons sont nombreuses : les grossesses, allaitement, variation de poids, prothèse d'expansion, etc...
Le sein est constitué de glande mammaire et de tissus graisseux, contenus dans une enveloppe cutanée, dont le sommet est le mamelon.
L'hypertrophie mammaire est un volume trop important des seins par rapport à la taille et au poids. Il existe souvent un certain degré d'asymétrie.
L'hypertrophie et le sein tombant sont souvent associés. La gêne devient physique et souvent psychologique.
L'intervention consiste donc en la réduction de l'excédent de peau et de glande mammaire pour retrouver un sein de volume et de morphologie normaux avec conservation de la souplesse, de la vitalité et de la sensibilité.
Principe de l'intervention de réduction mammaire
Le but étant d'alléger le sein pour corriger la gêne psychologique et souvent physique se traduisant par une attitude voûtée et des douleurs au niveau du dos et du cou : ces troubles justifient la prise en charge par l'assurance maladie.
Quelles sont les conditions préalables à l'intervention ?
Un poids stable, normal ou proche de la normale, est souhaitable avant l'intervention afin de réaliser une chirurgie en rapport avec une silhouette harmonieuse.
Il est souhaitable quel que soit l'âge de la patiente, de pratiquer une mammographie de dépistage.
Quelle est la durée d'hospitalisation ?
La patiente est généralement hospitalisée la veille de l'intervention et reste hospitalisée une ou deux journées après l'intervention.
Au total, l'hospitalisation est selon les cas entre deux et trois jours.
Quel est le mode et la durée de l'anesthésie ?
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale et dure selon les cas entre 2 et 3 heures.
La glande mammaire retirée est-elle examinée ?
Les pièces opératoires sont toujours pesées et envoyées au laboratoire d'analyse anatomopathologique pour analyse. Elle participe à la surveillance du sein.
Quelle est la rançon cicatricielle liée à l'intervention ?
Les cicatrices peuvent être :
- péri aréolaire
- verticale sous aréolaire
- horizontale dans les sillons mammaires.
Ces cicatrices peuvent être isolées ou associées pour réaliser une cicatrice en ancre de marine.
La cicatrice sue à la réduction mammaire est une séquelle obligatoire de cette chirurgie. Le but est d'obtenir une cicatrice de la meilleure qualité possible.
Quelle est l'évolution des cicatrices ?
L'évolution des cicatrices suit le schéma d'une maturation cicatricielle et dépend des qualités intrinsèques de votre peau. L'évolution des cicatrices varie donc, d'un an à deux ans.
Les massages permettent d'accélérer leur évolution.
La longueur et la situation des cicatrices varient selon l'importance de l'hypertrophie et de la ptose.
Quelle est la durée des pansements ?
Les pansements sont nécessaires pendant les 15 jours post opératoire. Ils enveloppent les deux premiers jours le thorax avec une compression modérée sur les deux seins puis sont allégés les treize jours suivants. Ils sont associés au port jour et nuit d'un soutien-gorge sport.
Existe-t-il un inconfort et des douleurs post opératoires ?
Il existe habituellement un œdème (gonflement), ecchymoses, qui s'amenderont progressivement. L'œdème aura totalement disparu en trois mois, ce qui permettra de juger au mieux les résultats. Une sensation de tension est fréquente sur les seins.
Les douleurs sont modérées et sont calmées de façon systématique par des médicaments antalgiques et parfois anti-inflammatoires.
Quelle est la durée de l'arrêt de travail ?
L'impotence fonctionnelle consécutive à cette intervention est modérée et justifie un arrêt de travail entre 15 jours et trois semaines selon l'importance de l'hypertrophie.
Quand peut-on reprendre le sport ?
Toute intervention justifie un arrêt de sport pendant un mois et demi.
Existent-ils des risques et des complications ?
Toute intervention chirurgicale sous anesthésie générale comporte des risques.
Les complications sont rares et dépendent de l'état général de la patiente et de la complexité de l'intervention et sont majorées par le tabagisme.
Il existe des complications locales (épanchement de sérum, infection, hématome, perte de sensibilité, nécrose cutanée, désunion de cicatrice...) et générales liées à l'anesthésie (allergie, embolie pulmonaire...)
La survenue de complications peut allonger la durée de l'hospitalisation, de soins et d'arrêt de travail.
La sensibilité du mamelon est-elle modifiée par l'intervention ?
La sensibilité des mamelons est généralement affectée de façon transitoire pendant quelques mois. Une disparition importante de la sensibilité s'observe dans moins de 5% des cas.
Comment conserver durablement le résultat de l'intervention ?
Tout d'abord en suivant scrupuleusement les consignes de votre chirurgien en post opératoire. Une grossesse ou une variation de poids majeure, peuvent altérer durablement le résultat. Une grossesse ne devra pas être programmée au moins un an après l'intervention.
Cette intervention augmente-t-elle le risque de cancer du sein ?
Cette intervention n'augmente pas le risque de cancer du sein. Au contraire, elle participe à la surveillance du sein par la réduction du volume mammaire qui sera plus facilement examinable à la mammographie et à l'échographie, et par l'analyse histologique du tissu glandulaire retiré.
Le risque de trouver par hasard un cancer du sein est inférieur à 1 sur 1000.
Le fait d'avoir des seins plus petits ne diminue pas le risque de cancer du sein mais il sera bien plus facile à examiner à la fois par votre gynécologue et par les examens morphologiques.
Une mammographie est-elle souhaitable après l'intervention ?
Nous programmons une mammographie à un an de l'intervention qui servira de mammographie de référence.
Toutes les modifications entre la mammographie pré opératoire et cette mammographie seront donc consécutives à votre intervention. Cette mammographie vous servira pour votre suivi gynécologique.
L'intervention est-elle prise en charge par les organismes sociaux ?
Cette intervention, quand il s'agit d'une hypertrophie mammaire associée ou non à une ptose, peut être prise en charge par la sécurité sociale en raison des symptômes fonctionnels qu'elle induit. Les patientes se plaignent souvent de douleurs cervicales ou dorsales, des marques du soutien-gorge bien visibles et douloureuses, de troubles dans la pratique du sport et au quotidien pour s'habiller ainsi que parfois des douleurs aux seins, eux-mêmes.
Les dépassements d'honoraires peuvent être en partie ou en totalité pris en charge par votre mutuelle.
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